Porsan-Clemente : « Bielsa m’a donné sa confiance, il m’a fait progresser »

Porsan-Clemente : « Bielsa m’a donné sa confiance, il m’a fait progresser »

17 avril 2018 0 Par Léo Khozian

Arrivé à l’âge de 14 ans à Marseille, Jérémie Porsan-Clemente a gravi tous les échelons jusqu’à tutoyer le monde professionnel, lors de la saison 2014-2015, à seulement 16 ans. Très vite arrivé, trop vite, le natif de la Martinique a fait le choix de partir au Montpellier Hérault Sport Club l’été dernier, où il travaille assidument pour retrouver rapidement les terrains de Ligue 1.

 

Salut Jérémie. Tout d’abord, comment vas-tu en ce moment, et qu’est-ce que tu deviens depuis ton départ de l’OM cet été?

Bonjour, je me sens très bien, je suis en forme physiquement. J’ai signé à Montpellier l’été dernier. je joue beaucoup avec la réserve en N3 (ex-CFA2), nous jouons la montée en N2 (ex-CFA).

Qu’est ce qu’il te manque pour franchir un cap et jouer avec l’équipe professionnelle?

Avec Montpellier je joue sur un côté, c’est un poste qui me convient, mais il faut savoir qu’il y a du monde au dessus dans la hiérarchie. Devant moi il y a des joueurs d’expérience qui méritent leur place et c’est à moi de travailler pour gagner la mienne. Cette saison j’ai déjà été convoqué quelques fois dans le groupe professionnel comme pour le déplacement à Paris. La semaine je m’entraine avec l’équipe une, et le week-end, je vais jouer avec la réserve.

Tu échanges beaucoup avec l’entraîneur, Michel Der Zakarian?

Oui, ça m’arrive de parler avec lui. Il m’encourage à travailler, il me dit de m’entraîner sérieusement, de faire mes matchs avec la réserve et que ça va venir.

L’objectif à court-terme pour toi c’est rejouer en ligue 1?

Oui mais chaque chose en son temps. C’est à moi de bien travailler pour être convoqué régulièrement en équipe première et pouvoir regoûter à la Ligue 1.

Justement, la ligue 1, tu l’as découverte avec l’OM, contre Montpellier, lors de la saison 2014/2015, avec Marcelo Bielsa. Tu peux nous en parler?

J’avais 16 ans et 8 mois quand j’ai foulé la pelouse du Vélodrome pour la première fois, c’était un rêve. Deux mois avant je jouais avec les U17 au stade Roger Lebert, et d’un coup, j’ai fait mon entrée devant 50.000 personnes. C’est un sentiment indescriptible. J’en garde un très bon souvenir.

Et les séances d’entrainement d’ « El Loco » étaient-elles vraiment si dures?

Physiquement c’était différent. Bielsa demandait beaucoup d’efforts physique. Les séances d’entrainement étaient basées sur des répétitions de sprints courts, c’était intense. Mais Marcelo Bielsa, c’est celui qui m’a fait passer des moins de 17 ans au groupe professionnel et à la Ligue 1, il m’a donné sa confiance, il m’a fait progresser. Après, je me suis reposé sur mes lauriers, je me voyais déjà arrivé à seulement 17 ans, et ça m’a desservi.

Il y avait une vraie cohésion cette année-là, gardes-tu des contacts avec tes anciens coéquipiers?

Tout le monde s’entendait très bien, l’entraineur avait réussi à créer une dynamique. J’ai gardé de très bons contacts avec Mario Lemina et Dimitri Payet entre autres, j’essaie de prendre souvent des nouvelles de Gianelli Imbula, et puis bien évidemment je suis toujours en contact avec André-Pierre Gignac, qui me considère comme son petit frère et qui m’avait pris sous son aile à l’époque et qui m’a toujours conseillé. J’étais son « petit » et j’étais fier de m’entraîner avec des attaquants comme lui, Michy Batshuayi ou encore Dimitri Payet parce que je m’inspirais d’eux.

Tu es parti l’été dernier de l’Olympique de Marseille, tu as donc pu voir la naissance du nouveau projet olympien, et de la place qu’ont pris les jeunes, est-ce que tu t’attendais à voir leur éclosion?

L’an dernier, j’ai débuté la saison en CFA avec Maxime (Lopez). On s’entrainait ensemble avec les pros la semaine. Quand il a commencé à jouer, je ne m’attendais pas forcément à ce qu’il explose aussi vite mais dès qu’il a enchainé les matchs, il a changé de dimension et j’ai su qu’il allait s’imposer dans ce groupe. J’ai aussi passé l’année avec Boubakar Kamara, qui est vraiment un phénomène pour son âge. Et de notre groupe de l’an dernier, Christopher Rocchia et Yusuf Sari sont deux joueurs qui vont avoir leur chance à l’OM.

Est-ce-que tu seras de retour au stade Vélodrome ce week-end?

Je ne suis pas certain de pouvoir venir voir le match à Marseille car on a un déplacement important avec la réserve dimanche, mais si j’ai la possibilité, je viendrai supporter mes coéquipiers pour essayer de prendre 3 points importants en déplacement pour la fin de la saison.