PSG-OM : Mourir avec ses idées, force de caractère ou pêché d’orgueil ?

PSG-OM : Mourir avec ses idées, force de caractère ou pêché d’orgueil ?

18 mars 2019 0 Par Léo Khozian

En donnant sa confiance au même onze qui est venu à bout de Saint-Etienne une semaine plus tôt, l’entraîneur de l’OM Rudi Garcia a-t-il simplement appliqué à la lettre le slogan « on ne change pas une équipe qui gagne » ? Pourquoi certains joueurs de l’équipe ont totalement perdu la confiance du coach olympien ?

Au coup d’envoi, ils ont le visage fermé. Dimitri Payet, Luiz Gustavo et Kevin Strootman, les trois plus gros salaires du club, sont alignés sur le banc de touche, à l’heure où leurs coéquipiers affrontent le PSG. Depuis plusieurs semaines, ceux qui émargent à 500.000 euros brut par mois sont cantonnés au rôle de doublures, au profit de Maxime Lopez, Morgane Sanson ou encore Lucas Ocampos.

Si les choix de Rudi Garcia s’étaient avérés payants jusqu’alors (cinq victoires et un match nul sur les six derniers matchs), le collectif présent sur la pelouse du parc des Princes a affiché toutes ses limites.

Besoin d’expérience

Dans un match où le PSG a largement hérité du ballon (63% de possession sur l’ensemble du match), les rares ballons que les partenaires de Florian Thauvin avaient à exploiter étaient précieux. Connus pour leur capacité à poser le jeu et maîtriser le ballon, Gustavo, Strootman ou Payet auraient eu un rôle à jouer dans ce dispositif. Cependant, les joueurs choisis par Rudi Garcia pour animer le jeu ont failli. Lucas Ocampos, Bouna Sarr (15), mais surtout Morgan Sanson à un poste clé (14) sont les joueurs qui ont le plus perdu de ballons côté olympien pendant la rencontre.

Ces statistiques sont révélatrices du manque d’engagement dont ont fait preuve les joueurs olympiens, systématiquement puni par des parisiens friands de ce type de largesses.

Les cartes à nouveau rebattues ?

La défaite de l’OM au Parc intervient à la veille d’une trêve internationale. Impossible donc pour les marseillais de se remettre rapidement en selle et reprendre la marche en avant. Cette période de réflexion pourrait néanmoins permettre à Rudi Garcia de modifier à nouveau son onze type. En ligne de mire, les vingt-sept derniers points restant à distribuer, dont six particulièrement compliqués : le déplacement à Bordeaux, où l’OM n’a pas gagné depuis plus de quarante ans, puis la réception de Lyon, invaincu au stade Vélodrome en championnat depuis la saison 2013-2014.